Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Dedalus : Dedalus (Potlatch, 2013)

dedalus

Fenêtres ouvertes, c'est au bruissement du monde que se tresse la musique des trois pièces composées par Antoine Beuger et Jürg Frey, qu'interprète l'Ensemble Dedalus de Didier Aschour (guitare) – pour l'occasion, en cette fin avril 2012, à Montreuil : Cyprien Busolini (alto), Stéphane Garin (percussion, vibraphone) et Thierry Madiot (trombone), rejoints par les auteurs, respectivement à la flûte et à la clarinette.

Un calme souffle qui bâtit ses arches douces en « canons incertains », évoquant autant les trios pour flûte, percussion et piano de Feldman que le Darenootodesuka de Malfatti ; un pouls sans métronome ; un continuum où se fondent pâles rumeurs et touches subtiles, tenues et tuilages. Entre les mains de Dedalus (et après son disque consacré à Tom Johnson), vingt ans après la formation du collectif Wandelweiser, l'esthétique (aux « canons ouverts ») élaborée s'épanouit pleinement, essaime (en séduisant Potlatch après Another Timbre) et passionne qui s'y immerge.

Ensemble Dedalus : Dedalus (Potlatch / Souffle Continu)
Enregistrement : 2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Méditations poétiques sur quelque chose d'autre (Beuger) 02/ Canones incerti (Frey) 03/ Lieux de passage (Beuger)
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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Peter Brötzmann : Long Story Short (Trost, 2013)

peter brötzmann long story short

Cinq disques en coffret reviennent sur l’Unlimited Festival de Wels, qui s’est tenu du 3 au 6 novembre 2011. Quatre journées dont le curateur était Peter Brötzmann, qui put choisir de jouer (en formations régulières, parfois augmentées) ou de garder le silence.

Respectant la programmation, les plages des disques délivrent les unes après les autres des extraits de concerts parlants – non pas de l’évolution du jeu de Brötzmann, mais de son endurance et de sa capacité à provoquer encore. Sonore rompant l’attente le long d’un axe brisé dévoile sans attendre l’intérêt que trouve Brötzmann dans le trio : brillant en Full Blast (avec Marino Pliakas et Michael Wertmueller), il se montre néanmoins différemment inspiré avec Masahiko Satoh (piano) et Takeo Moriyama (batterie), Michiyo Yagi (koto) et Tamaya Honda (batterie), Eric Revis (basse) et Nasheet Waits (batterie), Jason Adasiewicz (vibraphone) et Sabu Toyozumi (batterie) –  rencontre qui dit le mieux que, même de Brötzmann, un souffle peut être vain.

brötzmann boîte

A quatre, le saxophoniste trouve un équilibre plus sûr : avec Bill Laswell, Maâllem Mokhtar Gania et Hamid Drake sous humeur exotique ; en Hairy Bones ensuite (avec Paal Nillsen-Love, Massimo Pupillo et Toshinori Kondo) en éternel jeune-homme ravi d’en découdre. En bande plus solide encore – Chicago Tentet augmenté de John Tchicai ou de Michiyo Yagi –, Brötzmann conduit une plage faite autant de réflexions collégiales que de free frontal puis une autre que se disputent des ombres imposantes à l’occasion d’un engageant Concert for Fukushima.

Lorsqu’il garde le silence, Brötzmann écoute : la lente dérive des cordes de Michiyo Yagi, Okkyung Lee et Xu Fengxia ; Maâllem Mokhtar Gania donner, au gambri, le la au quartette qu’il forme avec Joe McPhee, Fred Lonberg-Holm et Michael Zerang ; le DKV Trio faire œuvre d’entêtement en compagnie de Mats Gustafsson, Pupillo et Nilssen-Love ; Gustafsson, encore, subir avec intelligence de riposte les assauts électroniques de dieb13 et Martin Siewert ; McPhee, encore, croiser le souffle avec Mars Williams et Jeb Bishop ; Keiji Haino ou le Caspar Brötzmann Massaker faire œuvres noires de plaisir solitaire et d’incantations électriques. La rétrospective n’aurait pu être plus complète ni son éclectisme plus révélateur des vues musicales qui animent aujourd’hui Peter Brötzmann.

Peter Brötzmann... : Long Story Short (Trost)
enregistrement : 3-6 novembre 2011. Edition : 2013.
5 CD : CD1 : Sonore / Chicago Tentet with John Tchicai / Michiyo Yagi, Okkyung Lee, Xu Fengxia / Peter Brötmann, Masahiko Satoh, Takeo Moriyama – CD2 : Joe McPhee, Maâllem Mokhtar Gania, Fred Lonberg-Holm, Michael Zerang / Peter Brötzmann, Michiyo Yagi, Tamaya Honda / Peter Brötzmann, Jason Adasiewicz, Sabu Toyozumi / dieb13, Mats Gustafsson, Martin Siewert – CD3 : Keiji Haino / Peter Brötzmann, Bill Laswell, Maâllem Mokhtar Gania, Hamid Drake – CD4 : Jeb Bishop, Joe McPhee, Mars Williams, Jason Adasiewicz, Kent Kessler, Tamaya Honda / Hairy Bones / Masahiko Satoh / Chicago Tentet with Michiyo Yagi – CD5 : Peter Brötzmann, Eric Revis, Nasheet Waits / DKV Trio with Mats Gustafsson, Massimo Pupillo, Paal Nilssen-Love / Full Blast / Caspar Brötzmann Massaker
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Abdul Moimême : Mekhaanu (Insubordinations, 2012)

abdul moimême mekhaanu

Avec un catalogue rassemblant une quarantaine de sorties (en mp3), le net-label suisse Insurbodinations, création de Laurent Peter (alias D’incise) ne compte pas s’arrêter en si bon chemin free impro expérimental. Huitième sortie en CD de l’officine genevoise, Mekhaanu. La forêt des mécanismes sauvages d’Abdul Moimême (ah, ah, ce nom) n’est pas exactement à ranger du côté easy listening.

Proche d’un Z’ev en mode radical total, le musicien portugais explore une approche quasiment jazz indus où grincements et bruitages insèrent leurs membranes vénéneuses largement au-delà des clichés étroits des étiquettes. Par moments, on songe à une vision ultra-grinçante des Sonic Youth 1981 en mode noise unplugged, ailleurs on laisse s’exprimer les échos tardifs d’un Chris Corsano déguisé en libérateur d’un outillage sidérurgique prisonnier d’une friche désaffectée entre Florange et Seraing. Qu’en penserait Lakshmi Mittal ?

EN ECOUTE >>> Mécanisme Pi >>> Atmosphères mécaniques

Abdul Moimême : Mekhaanu. La forêt des mécanismes sauvages (Insubordinations)
Edition : 2012
CD  / Téléchargement libre: 01/ Mécanismes Gamma 02/ Mécanismes Delta 03/ Mécanismes Theta 04/ Mécanismes Pi 05/ Mécanismes Sigma 06/ Qu'ils appellent Saturne 07/ Atmosphères Mécaniques
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Insub Meta Orchestra : Archive #2 (Insubordinations, 2012) / Bertrand Gauguet : The Torn Map (Ear Training, 2013)

insub meta orchestra archive#2

Il fallait prendre la menace au sérieux. L’Insub Meta Orchestra, riche combo d’une quarantaine de personnalités fortes (Bertrand Gauguet, Cyril Bondi, Dorothea Schürch, Gérald Zbinden, Jacques Demierre, Marie Schwab, Patricia Bosshard, Vinz Vonlanthen…) réitère les douceurs assassines de son premier enregistrement.

Si les conductions semblent avoir été abandonnées ici au profit d’une improvisation essentiellement collective, l’IMO ne déroge pas à son entêtement : tendre une ligne claire, la mener à terme dans un premier temps puis lui dégager quelques étroits diverticules par la suite. C’est ainsi que le drone de Line 1 irriguera un insistant crescendo mais échouera à nourrir la même intensité dans son decrescendo final. Line 2 distille son lot de grincements et de tuyauteries contrariées. La ligne est là, qui guide l’improvisation. Elle ne sort jamais de sa route mais module ses éclats : crissements ici, sourde résonnance ailleurs avant de s’interroger sur la pertinence de quelques éphémères fissures entrevues ça et là. Et faire ainsi de l’IMO l’une des plus « questionnantes » et des plus excitantes expériences collectives de notre temps.

EN ECOUTE >>> Line 1 >>> Line 2

Insub Meta Orchestra : Archive #2 (Insubordinations)
Téléchargement libre : 2012. Edition : 2012.
CD / DL : 01/ Line 1 02/ Line 2
Luc Bouquet © Le son du grisli

bertrand gauguet the torn map

Ce n’est pas au saxophone mais aux electronics qu’on entend Bertrand Gauguet sur The Torn Map. A l’écoute de la plus longue pièce (vingt-deux minutes), on ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’araignée et la phalène de la pochette. A l’abri des regards, Gauguet les branche à ses machines et enregistre ses bestioles mutantes tisser leur toile électronique. Après Tofukuji (superbe morceau d’ambient), les bestioles sont de retour : elles s’entrechoquent et même tapent contre nos enceintes (Poltergeist) avant de rendre l’âme, que Gauguet accompagne en musique : passionnant d’un bout à l’autre.

Bertrand Gauguet : The Torn Map (Ear Training / Metamkine)
Enregistrement : 2009-2012. Edition : 2013.
CD : 01/ Level 5 + 02/ Tofukuji 03/ 8X8 04/ The Torn Map 05/ Poltergeist 06/ First Floor 07/ There’s a Riot Goin’ On
Pierre Cécile © Le son du grisli

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My Bloody Valentine : mbv (MBV, 2013)

my bloody valentine mbv le son du grisli

Du Huffington Post à L’Express, tout le monde aura annoncé la sortie du nouvel album de My Bloody Valentine. J’en conclus que j’ai dû dormir une bonne vingtaine d’années au moins ! A mon réveil, j’ignore tout des efforts qu’ont dû faire Kevin Shields et sa bande pour jouir d’une telle notoriété, mais je les en félicite.

Avant de rattraper mon retard – c'est-à-dire de me jeter sur la vingtaine de disques au moins que le groupe a dû enregistrer pendant mon coma profond –, je jette une oreille sur le dernier en date, mbv. A cause du titre (et de cette idée de vouloir au plus vite combler mon retard), j’ai d’abord cru à une compilation (qui serait sortie, comme les choses sont bien faites, le jour même de mon réveil). Au casque, j’ai même entendu une compilation où se côtoient des chutes de vieux morceaux et de nouvelles tentatives de pop triturée…

Or, mbv n’est pas une compilation mais bel et bien un album sur lequel on retrouve le bloody brouillard et les oscillations-modulations valentine et où l’on découvre aussi de nouveaux artifices comme des synthétiseurs stereolabiens (Is This And Yes, Wonder 2) et des structures mélodiques bien plus (parfois bien trop) classiques (New You, Only Tomorrow). En somme pas grand-chose – d’intéressant ni de vraiment décevant – mais quand même trois titres hybrides (She Found Now, In Another Way et Nothing Is).

Même si la voix de Bilinda Butcher ne pourra plus m'éviter de regretter les années Loveless, c’est décidé : je vais aller chercher et écouter tout ce que My Bloody Valentine a pondu entre Loveless et cet mbv. Et si rien ne me surprend plus, je jure que je m’attends à tout !

My Bloody Valentine : mbv (MBV)
Edition : 2013.
CD / LP / DL : 01/ She Found Now 02/ Only Tomorrow 03/ Who Sees You 04/ Is This And Yes 05/ If I Am 06/ New You 07/ In Another Way 08/ Nothing Is 09/ Wonder 2
Pierre Cécile © Le son du grisli

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John Coxon, Evan Parker, Eddie Prévost : Cinema (Fataka, 2012)

john coxon evan parker eddie prévost cinema

Première référence du label Fataka, le Cinema de John Coxon, Evan Parker et Eddie Prévost – rencontre enregistrée au Cube de Bristol le 8 mars 2008 – est de saynètes et de séquences. De renouveau, aussi, puisque c’est, à la guitare électrique, Coxon qui dirige l’improvisation.

Chatouillant jusqu’aux cordes de tête, le guitariste parvient à agacer le ténor quand les cymbales de Prévost le sommaient déjà d’abandonner les bourdonnements pour des figures autrement périlleuses. A force de saturations et d’élans vindicatifs, Coxon et Prévost convainquent le saxophoniste de composer avec eux des miniatures expressionnistes, qu’ils enchaînent avec panache. Si Prévost vit jadis en Parker un improvisateur à la grandeur d’AMM, Cinema prouve que Coxon mérite aujourd'hui de recevoir le même compliment.

EN ECOUTE >>> Cinema (extrait)

John Coxon, Evan Parker, Eddie Prévost : Cinema (Fataka)
Enregistrement : 8 mars 2008. Edition : 2010.
CD : 01/ Cinema
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jasper TX : An Index of Failure (Handmade Birds, 2013)

jasper tx an index of failure

Uniquement disponible en format vinyle, An Index Of Failure marque une fin de cycle pour Jasper TX, dont nombre de précédentes sorties ont trouvé un écho plus que favorable, notamment ses très appréciés Black Sheep et The Quiet Season.

En parlant de calme, les cinq tracks de son indice de l’échec s’étirent parfois dans une semi-langueur étrange – et pas toujours captivante. Entre circonvolutions ambient et souvenirs shoegaze, hybride méconnaissable de Fennesz et Slowdive, l’univers de Dan Rosenqvist refuse de choisir son camp et, malgré tout, ne parvient guère à se créer une identité propre. Non que ça soit mal torché entre deux portes, juste qu’on a du mal à rester branché sur la durée totale de l’objet.

Jasper TX : An Index Of Failure (Handmade Birds)
Edition : 2013.
LP : A1/    Abandon A2/ In All Your Blinding Lights A3/ Rivers Flow B1/ A New Language B2/ Days Above The Tide
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Vincent Posty : Le Hakarl (Ritte Ritte Ross, 2012)

vincent posty le hakarl

Un mastering dû à « Total Cochon » ne pouvait que m’engager à me précipiter sur ce disque : Le Hakarl de Vincent Posty (du Zakarya de Tzadik).

Vincent Posty est contrebassiste, mais pas du genre « enième improvisateur » – à part sur la fin de la seconde face où se cache un solo réverbéré plutôt anecdotique. Vincent Posty donne dans l’expérimentation électroacoustique, mais n’est pas du genre bidouilleur béat. Vincent Posty est soliste, mais pas du genre à être seul tout le temps puisqu’il peut inviter le batteur Pascal Gully à jouer avec lui.

Il fallait que cela soit souligné, pour pouvoir dire tout le bien de ce que ce vinyle hétéroclite (enregistré « en direct ») contient : une ambient haletante, des drones volants, des aigus qui vibrent, des emprunts au noise ou au metal ! Comme d’autres raclent sur l’os des bouts de viande tenaces, Vincent Posty extirpe à sa contrebasse des refrains tordus et peu communs. Longue vie au Hakarl !

Vincent Posty : Le Hakarl (Ritte Ritte Ross)
Edition : 2012.
LP : A-AA/ Le Hakarl
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Daunik Lazro, Kristoff K. Roll : Chants du milieu (Creative Sources, 2013)

daunik lazro kristoff k roll chants du milieu

Nous les avons vus au milieu des champs d’oliviers, captant le chant des cailloux et le froissement des vents. C’était à l’occasion d’Horizon Vertical, le film de Christine Baudillon. Nous retrouvons aujourd’hui, intactes, quelques-unes de ces captations.

Entre eaux et cendres, Carole Rieussec, Jean-Kristoff Camps et Daunik Lazro se relient à nouveau. Pour les deux premiers, il faut froisser le plastique, activer moteurs et machineries. Il faut capter l’imperceptible, les ondes suspectes. Il faut relier le dérapage des bolides au grave baryton de Daunik Lazro. Pour le second, il faut que s’échappent les souffles, que le rauque soit fauve. Et au milieu des ces conversations venues d’ailleurs et de là-bas, que se déterritorialisent et que s’emportent ces mille nouveaux mondes.

Daunik Lazro, Kristoff K. Roll : Chants du milieu (Creative Sources / Metamkine)
Enregistrement : 2009. Edition : 2013.
CD : 01/ Prémonition 02/ Pigments 03/ Autoroute japonaise 04/ Creux 05/ Forêt 06/ Milieu du chant 07/ Décibels pour le diable 08/ Echo du petit bruit 09/ One Microphone for All
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Kristoff K. Roll : A l’ombre des ondes (Empreintes DIGITALes, 2012)

kristoff k roll a l'ombre des ondes

A l’ombre des ondes, de Kristoff K. Roll (J-Kristoff Camps et Carole Rieussec), est une invitation à la rêverie. Des hommes et des femmes sont invités sur une méridienne (pour ne pas dire un divan, ce qui ferait de nous, auditeurs, des psys incompétents) à nous parler de leurs rêves.

Il est difficile de raconter des rêves, pour cela il faut choisir les bons mots. Il faut aussi se concentrer pour ne pas être dérangé par le bruit d’un avion qui passe ou par celui de pas sur le gravier. Mais certains n’hésitent pas. Un homme dit qu’il a rencontré Brigitte Bardot pendant la guerre, que celle-ci vendait ses meubles. Une femme raconte son exploration de villes qui n’existent pas. Un autre homme avoue rêver érotique. Une autre femme se souvient avoir perdu ses amis et s’être retrouvée seule dans une ville inconnue…  Il y aura d’autres histoires, mon intérêt variera – je m’aperçois que le son de la voix et les intonations (trop « jouées » parfois) peuvent avoir un effet néfaste sur mon attention.

Les ombres sont courtes comme les ondes, même si l’on peut y trouver une certaine fraîcheur. Mais lorsqu’on décroche, c’est l’imagination (je veux dire, le beau bruitage) de Kristoff K. Roll qui nous rattrape. Le bois qui craque, l’eau qui endort, me convainquent de me laisser aller. Une foule parle fort, le soleil est aveuglant. « Je suis photographe d’animaux sauvages ayant pris place dans des voitures ». Est-ce le rêve d’un autre étranger ou bien le mien qui commence ?

Kristoff K. Roll : A l’ombre des ondes (Empreintes DIGITALes / Metamkine)
Edition : 2012.
CD : 01/ Méridienne allongée 02/ Récit de rêve 03/ Méridienne inclinée
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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