Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Jazz en MarsA paraître : le son du grisli #5En librairie : Bucket of Blood de Steve Potts

Annette Krebs, Anthea Caddy, Magda Mayas : Thread (Another Timbre, 2012) / Magda Mayas, Anthea Cady : Schatten (Dromos, 2011)

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Rôdée, l’association Magda Mayas (piano) / Anthea Caddy (violoncelle) est ici augmentée d’Annette Krebs (guitare préparée, objets…) – rôdée aussi, la paire que celle-ci forme avec Caddy. Sur disque, la rencontre est faite d’acoustique surtout – instruments piqués au vif, rumeurs balançant entre deux notes, bourdons rivalisant avec une voix radiophonique – et d’un peu d’électronique.

L’abstraction, que l’on peut dire constructiviste, gagne au fil des minutes en déséquilibre et ce déséquilibre fait justement son charme : sifflements-trajectoires, chansons captés sur larsen, gimmick de piano accompagnant le renoncement d’un grave de guitare : toutes propositions timides, inquiètes presque de leur avenir, plutôt que de fières expressions amassées. Au nombre des musiques indicibles, le trio Krebs / Caddy / Mayas a ajouté sa pierre de taille à l’édifice, et son copeau de bois et son morceau d’onde.

Annette Krebs, Anthea Caddy, Magda Mayas : Thread (Another Timbre)
Enregistrement : 2008-2009. Edition : 2012.
CD : 01/ Sands 02/ Shore
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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L’ombre (Schatten) portée de Magda Mayas et d’Anthea Caddy adopte la forme d’un appareil à sons irrités : ses cordes tremblent sous les frottements, sa caisse de résonance laisse flotter en elle des râles, son bois respire au son de notes fines et allongées. A la fin, les effets de perturbations dansent sur grincements : c’est là qu’arrive Schatten, là que Mayas et Caddy voulaient en venir.

Magda Mayas, Anthea Cady : Schatten (Dromos)
Edition : 2011.
CD-R : 01/ Lucidity 02/ In the Shadows Lay 03/ Shatter
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Spill : Stockholm Syndrome (Al Maslakh, 2012)

spill stockholm syndrome

Deux extraits de concerts donnés par Magda Mayas et Tony Buck en 2010 (à Helsinki et Oslo) font aujourd’hui ce Stockholm Syndrome de leur Spill (nom que l’association prit après la sortie d’un premier disque : Gold, Creative Sources).

Rideau de pluie levé à l’intérieur du piano – cordes pincées ou grinçantes –, implications minuscules, notes étouffées et coups portés aux instruments sans véritable intention « musicale », composent là un paysage de densité : Mayas y trouve replis et recoins qu’elle transforme en auditoriums périphérique que Buck s’empresse de combler de résonances. Plus loin, c’est un jardin anglais que le duo dessine, soumis bientôt aux effets d’une atmosphère grondant : sombres et insaisissables, les notes qui s’en dégagent suivent le pas d’un tambour-major agissant sur caisse-claire. Entre vagabondage et recadrage, Stockholm Syndrome aura fait œuvre de beau contraste.

Spill : Stockholm Syndrome (Al Maslakh)
Enregistrement : 2010. Edition : 2012.
CD : 01/ Helsinki 02/ Oslo
Guillaume Belhomme @ le son du grisli


Chris McGregor : In His Good Time / Blue Notes : Before the Wind Changes (Ogun, 2012)

chris mcgregor in his good time

Parlons au présent. Oublions que ce «bon temps» date de l’hiver 1977. Parlons de ce dénuement, de cet ivoire qui ne vise que l’essentiel. Parlons de ce blues qui suinte et déborde. Parlons de ce clavier d’où s’échappe l’Afrique des partages. Parlons de ces hymnes courtois et merveilleux, de cette aisance à gambader follement et librement.

Au fil des minutes, la balade se fait course, le trait s’émancipe, la transe s’annonce. Et l’on danse de joie, hypnotisés par les mélopées d’un Chris McGregor alors au sommet de son art. Un Chris McGregor euphorique devrait-on plutôt écrire. Ne parlons plus, n’écrivons plus : écoutons.

EN ECOUTE >>> Sweet As Honey

Chris McGregor : In His Good Time (Ogun / Orkhêstra International)
Enregistrement : 18 novembre 1977. Réédition : 2012. 
CD : 01/ Green Hymn 02/ Kwa Tebugo 03/ Sonia 04/ Call 05/ Raincloud 06/ Umhome 07/ Burning Bush 08/ Shekele 09/ Yikiti 10/ Mngqusho 11/ In His Good Time 12/ The Bride 13/ Ududu Nombambula
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Enregistré le 1er juillet 1979 en Belgique, ce concert des Blue Notes consigne le grand art de McGregor, Pukwana, Dyani et Moholo : verbe haut sur mélange de swing et de folklore sud-africain, échappées en improvisations individuelles (Pukwana redresseur sur Funk Dem Dudu d’un free altier et sans façons), musique enfin qui bat piano, tambour et cuivres, en un mot : la chamade.

Blue Notes : Before the Wind Changes (Ogun / Orkhêstra International)
Enregistrement : 1er juillet 1979. Edition : 2012.
01/ Ithi Gui 02/ Mange 03/ Lonta Uyagula [The Poor Child Is Sick] 04/ Lakutshona Ilanga 05/ The Bride 06/ Funk Dem Dudu 07/ Wish You Were Sunshine
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Eliane Radigue : L'écoute virtuose (La Huit, 2012)

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J’ai parfois cette impression de passer mon temps à rêver d’être ailleurs. Et même à rêver d’avoir été ailleurs à tel moment donné. Hier encore, j’aurais voulu avoir été à Londres en juin 2011, lorsque le Spitalfields Summer Music Festival rendit l'hommage à Eliane Radigue qu’a filmé Anais Prosaïc. Mon envie et ma volonté n’y peuvent rien, il n’est pas d’autre retour en arrière possible que celui que me propose ce film. Mais il a de quoi me consoler quand même.

Parce qu’il revient vite mais bien sur la « carrière » de la dame des drones : malicieuse, elle-même nous parle de la reprise de ses activités musicales après son divorce d’avec Arman en 1967, de son travail avec Pierre Henry et Pierre Schaeffer, de ses expériences avec les synthétiseurs, de sa musique qui « ne pardonne pas qu’on ne l’écoute pas » (pied de nez peut-être à l’ambient avec laquelle certains la confondent ?), de son chat-assistant…, quand ce n’est pas Emmanuel Holterbach qui nous éclaire avec intelligence sur son corpus. Et aussi parce que le film la laisse nous entretenir d’aujourd’hui, de ses rencontres avec les musiciens qui la sollicitent et de la transmission orale d’une musique « impossible à écrire », dit-elle.

Pour préparer le festival, Eliane Radigue a transmis ses compositions puis a écouté longuement des instrumentistes qui parleront tous face caméra – par ordre d’apparition : Rhodri Davies (qui créa à cette occasion Occami), Kasper T. Toeplitz, Kaffe Matthews, AGF, Ryoko Akama (les trois forment The Lappetites), Carol Robinson, Bruno Martinez et Charles Curtis (les trois interprètent Naldjorlak II pour cors de basset et violoncelle). Les uns après les autres, les musiciens (leurs notes) et Eliane Radigue (ses mots) tissent une ode au « son continu » qui l’envoûte depuis toujours, à ce que Davies appelle lui la « note étendue ». Tous, avec virtuosité, nous disent qu’en juin 2011, nous nous étions surement trompés d’endroit – d’accord, ce n’est pas la première fois, mais où pouvions nous bien être ? Reste à rattraper le temps perdu ailleurs, grâce aux images et plus encore à la musique de L’écoute virtuose.

Anaïs Prosaic : Eliane Radigue. L’écoute virtuose (La Huit / Potemkine)
Enregistrement : juin 2011. Edition : 2012.
DVD : Eliane Radigue. L’écoute virtuose
Héctor Cabrero © le son du grisli


The Dogmatics : The Sacrifice for the Music Became our Lifestyle (Monotype, 2012)

the dogmatics the sacrifice for music became our lifestyle

Au rythme des rencontres qui le changent un peu de The Necks, Chris Abrahams parvient à faire dire autre chose à son piano. Malgré tout, comme son partenaire Tony Buck, il décide souvent du caractère que chaque nouvelle expérience devra adopter (récemment encore en Culture of Un). A cette quasi règle, The Sacrifice for the Music Became Our Lifestyle semble faire figure d’exception.

C’est que Kai Fagaschinski – clarinettiste qui compose aussi ce Dogmatics – arrive à en imposer assez pour ne pas donner avec le pianiste dans la sempiternelle (et avouons-le souvent efficiente) progression allant crescendo : ainsi la moitié de The International Nothing – de combien de projets à suivre Fagaschinski est-il la moitié ? – presse-t-elle Abrahams de s’essayer à l’improvisation de réserve : notes répétées à distance, délicatesses valant nuances, silences qui pullulent et harmoniques qui tracent des perspectives nouvelles sur la feuille de route écrite à même le chemin. Parfois, les passes laissent la place à des passages où les musiciens agissent l’un après l’autre sans plus réagir : c’est alors le moment qui comble leur propos commun de toutes ses vérités, de toute son évidence.

EN ECOUTE >>> Eternity is a Long Time >>> The Role of the Sun Lay at the Heart of the Problem

The Dogmatics : The Sacrifice for the Music Became our Lifestyle (Monotype)
Edition : 2012.
LP : A1/ The Role of the Sun Lay at the Heart of the Problem A2/ A Reconstruction of the Sequence of Events Which Has Brought It into Being A3/ The Land that Wields It Does Not Bear Down as Hard A4/ Snakes and Eagles – B1/ ...and those Melodies Proved to be Invulnerable Again B2/ Schnecken und Igle B3/ Eternity is a Long Time
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



Sonny Simmons : Staying on the Watch / Music from the Spheres (ESP, 1966)

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L’illusion du progrès en arts modernes est souvent problématique. On sait bien que, sous l’effet d’une simple impression, ce qui peut sembler être une nouveauté frappante aujourd’hui peut se trouver assez vite vieilli et fatigué. Mais j’ai toujours été impressionné par la manière dont la plupart des disques ESP d’il y a cinquante ans sonnent encore frais et provocateurs aujourd’hui.

Un exemple parmi d’autres : le grand Sonny Simmons, sa musique et son jeu au saxophone alto sont tellement forts, courageux, résistants à toutes épreuves, qu’il est étonnant qu’il ne soit pas devenu un des jazzmen les plus célèbres de cette époque et même de la nôtre. Lorsqu’on réécoute son premier disque en tant que leader, Staying on the Watch, on entend la sensibilité des modernistes qui venaient de le précéder (Coltrane, Dolphy) mais aussi un lyrisme, un feu et une oreille qui lui sont propres. Notez la place qu’il réserve à l’éblouissante trompette de Barbara Donald, alors sa femme.

Leur deuxième disque, Music from the Spheres, sorti peu après sur ESP et sur lequel on entend des musiciens tels que le batteur James Zitro et Bert Wilson au saxophone ténor, tient toutes les promesses du compositeur singulier qu’est Simmons, à la fois osé et très swingant. Tous auraient dû mener une vie musicale longue et abondante, faite d’opportunités et de rencontres à la hauteur, et ne pas se contenter d’une descendance, mais voilà… En tout cas, le miracle est qu’il a non seulement survécu aux pires souffrances mais qu’il joue toujours (et comment!), plus apprécié en Europe qu’aux USA, certes, et soutenu par de jeunes labels enthousiastes, tels que Improvising Beings. Parfois, on a quand même de la chance : le bel art peut tenir aussi longtemps que toute une vie.

Sonny Simmons : Staving on the Watch (ESP)
Enregistrement : 30 août 1966. Edition : 1966.
LP : 01/ metamorphosis 02/ A Distant Voice 03/ City of David 04/ Interplanetary Travelers
Sonny Simmons : Music from the Spheres (ESP)
Enregistrement : Décembre 1966. Edition : 1966.
LP : 01/ Resolutions 02/ Zarak's Symphony 03/ Balladia 04/ Dolphy's Days
Jason Weiss © Le son du grisli

always_in_troubleJason Weiss est écrivain. Jeudi prochain, 25 octobre, il présentera son nouveau livre, Always in trouble : An oral history of ESP-Disk, the most outrageous record label in America, au Souffle Continu à Paris. Après quoi, le saxophoniste Etienne Brunet improvisera en solo.


David S. Ware (1949-2012)

David Spencer Ware

La nature du premier disque qu’il acquiert – The Bridge, de Sonny Rollins – finit de convaincre le jeune David Spencer Ware de négliger les instruments auxquels il a d’abord été initié (flûte, saxophones alto et baryton) au profit du ténor. Étudiant à la Berklee School of Music de Boston, il monte au début des années soixante-dix le groupe Apogee en compagnie du pianiste Gene Ashton – rebaptisé depuis Cooper-Moore – et du batteur Mark Edwards, avant de s’installer à New York où il côtoie Rollins et commence à fréquenter les figures charismatiques d’une avantgarde musicale alors dispensée en lofts : Andrew Cyrille, Milford Graves, David Murray, Hamiet Bluiett ou Bill Dixon. Fait membre d’un grand orchestre que Cecil Taylor emmène en 1974 sur la scène du Carnegie Hall, le saxophoniste intègre ensuite l’Unit du pianiste, avec lequel il part donner concerts en Europe et enregistre le disque Dark to Themselves en 1976. S’il signe les années suivantes les premières références de sa discographie personnelle (Birth of a Being et From Silence to Music), il lui faudra attendre une dizaine d’années – pendant laquelle il trouvera quelque occupation auprès de Cyrille, Graves ou Peter Brötzmann – pour étoffer celle-ci : enregistrement de Passage to Music en 1988 en compagnie de William Parker et Mark Edwards. La même année, le trio accueille le pianiste Matthew Shipp pour devenir David S. Ware Quartet, formation réunie une première fois en studio en 1990 et avec laquelle le saxophoniste a délivré depuis l’essentiel de son message. Si ce n’est lorsqu’il s’essaye à une musique électroacoustique maladroite, Ware n’en finit plus de personnaliser sa sonorité singulière dans une confidentialité difficile à justifier. Guillaume Belhomme, Giant Steps. Jazz en 100 figures, Le mot et le reste, 2009.


Robert Piotrowicz, C. Spencer Yeh : Ambient (Bocian, 2012)

robert piotrowicz c spencer yeh ambient

C’est une seule et unique face de trente-trois tours (et vingt-quatre minutes) qu’investissent ensemble Robert Piotrowicz (récemment entendu sur Wrestling en compagnie de Kevin Drumm et Jérôme Noetinger, ici au synthétiseur analogique et à l’électronique) et C. Spencer Yeh (à l’électronique et au violon). Si leur propos est d’Ambient, leur musique s’en distingue.  

En concert le 9 avril 2011, les deux hommes s’emparèrent d’un vocabulaire noise arrêté (parasites, larsens, micro-contacts, drones…) pour le mettre à ébullition. C'est-à-dire qu’en subtiles, ils surent accorder leurs intérêts bruitistes tout en ménageant une tension inspirée : l’oreille tendue et en attente d’artifices, l’auditeur viendra venir à lui un archet salvateur : ricochets et bariolages coloriant alors une boucle de masse. La coalition est de qualité, au point que l’entêtement qu’elle provoque fera perdre connaissance aux deux musiciens trimant.

Robert Piotrowicz, C. Spencer Yeh  : Ambient (Bocian / Metamkine)
Enregistrement : 9 avril 2011. Edition : 2012.
LP : A/ Ambient B/ (Rien)
Guillaume Belhomme © Le son du grisli


Tag Trio : Discovery of Mysteries (Setola di maiale, 2012)

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Entre nonchalance et nostalgie vogue le TAG Trio. Et cela est magnifique. Il y a d’abord les calmes envolées de la clarinette basse ou contrebasse d’Ove Volquartz. Ne crispant jamais la matière, elle suit sur le fil la bavarde et décomplexée contrebasse de Jean Demey. Cette contrebasse sait ce qu’elle doit au jazz et à ses paradoxes. En cela, et en fausse timide, elle maîtrise les débordements et, toujours, maintient le cap choisi.

Il y a ensuite le piano de Yoko Miura. Ici, il est errant et coloriste. C’est un piano de petites touches et de tendresse rentrée. On pourrait le croire en périphérie de l’improvisation : il en est le centre même. Et il y a enfin – et surtout – la musique du TAG Trio. Captée le 26 juin 2011 à l’Archiduc de Bruxelles, elle déshabille le flux ici, désorganise la symétrie ailleurs. Elle sait agencer les motifs, insister sur l’attente et tout offrir de la nonchalance citée en début de chronique.

TAG Trio : Discovery of Mysteries (Setola di Maiale)
Enregistrement : 26 juin 2011. Edition : 2012.
CD : 01/ The Deepness 02/ Reluctance 03/ Going into Heat 04/ Strange Travels 05/ Quiet Disturbances 06/ Songline 07/ Delicates 08/ Somewhere Else 09/ Deeptown Mysteries 10/ Lines in Water 11/ Wondering 12/ Clouds with a Blue Edge
Luc Bouquet © Le son du grisli


Empan : Entraxes inégaux / Tankj : Craquer les liants (Trace, 2012)

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Deux rééditions d’un coup, avec des « bonux traques » ! A chaque fois, c’est Jean-Noël Cognard en 2009 avec un trompettiste (entre autres) : Jac Berrocal dans Empan (dont je ne dirais malheureusement pas plus de bien ici que jadis) et avec Serge Adam dans Tankj (qui me permet de ne pas toujours dire de mal)…

Nouvelle chronique pour d'Entraxes inégaux ? Allez !… Une trompette milesienne qui roule sur des jeux de mots, un free rock prêt-à-porter, un synthé cracheur de sons cabots-ringards, bref le retour des années 80 organisé dans ta maison alors que tu n’avais rien demandé. De toute façon, si vous (tu) faîtes l’acquisition de la réédition Tankj, vous pourrez gratuitement jeter une oreille sur la chose. Une musique de cauchemar qui fait mal…

Dans Craquer les liants de Tankj, il y a un quartette qui fournit un bien (plus) bel effort de musique électroacoustique, libre, délurée, concrète... Les percussions peuvent lui donner des tons (que l’on dira) marocains, la contrebasse de Titus Oppmann sortir des aigus que les effets-borborygmes de Jérôme Noetinger accueilleront avec félicité, la batterie mener la danse d’une troupe de zombies… Une belle musique de cauchemar qui fait du bien !  

Empan : Entraxes inégaux / Tankj : Craquer les liants (Trace)
Enregistrements : 2009. Réédition : 2012.
2 CD : CD1 : Empan : Entraxes inégaux – CD2 : Tankj : Craquer les liants
Pierre Cécile © Le son du grisli



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