Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire











Interview de Christian WolfarthChroniques en trois lignesCahiers John Butcher
En théorie : l'improvisation par l'écritJohn ButcherEvan Parker

Maya Homburger, J.S. Bach, Barry Guy : Lysandra (Maya, 2011)

maya_homburger_lysandra

D’une improvisation, florissante à l’époque baroque, et dont certains musiciens tentent, aujourd’hui, de retrouver l’essence (Gabriela Montero pour le meilleur, Dan Tepfer pour le pire), nous ne savons, finalement, que peu de choses. Mais nous savons que la violoniste Maya Homburger, impliquée dans le baroque (Bach, Biber, Telemann) et dans l’improvisation aux côtés de son Barry Guy de mari, ne prend pas les choses à la légère.

Ainsi, son violon (très) baroque sait ne pas figer – si ce n’est renouveler – une partition mille fois rabâchée. Ici, l’interprétation de l’allegro assai de la Sonate n° 3 et du prélude de la Partita n°3 évite les vélocités inutiles. De la même manière, l’archet de la violoniste trouve le moyen d’insuffler justesse et profondeur au largo de la troisième sonate du Cantor de Leipzig. Encadrant les compositions de Johann Sebastian Bach, Lysandra, composé par Barry Guy, insiste sur les harmoniques glissantes et sur de courts motifs hérités d’une musique beaucoup plus contemporaine. En ce sens, plus proche d’un Penderecki que des maîtres du baroque. Et dans tous les cas de figure grâce à Maya Homburger : douceur, fragilité, flamme, intelligence et rayonnement du sens et de la matière.

Maya Homburger, J.S.Bach, Barry Guy : Sonata in C-dur & Partita in E-dur / Lysandra (Maya / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2010. Edition : 2011.
CD : 01-04/ Sonata N°3 BWV 1005 05/Lysandra 06-11/ Partita N°3 BWV 1006
Luc Bouquet © le son du grisli

Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Maya Homburger, J.S. Bach, Barry Guy : Lysandra (Maya, 2011)

Nouveau commentaire
consulter les archives











 

© le son du grisli | 2013 | Tous droits réservés