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David S. Ware : Organica (AUM Fidelity, 2011)

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Jamais inutiles au ténor, les convulsions semblent déserter le sopranino de David S. Ware. Car au sopranino, le chant de Ware est plein, dru et sans artifice. Obstinément (Minus Gravity 2), la courbe se creuse et ne bouscule jamais le mouvement-rythme initial. C’est donc sans crescendo ni decrescendo, sans baisse de rythme ni de tension que le saxophone déboule et fait abonder la mélodie. Souvent modalement, toujours profondément.

Au ténor, le terrain est plus escarpé, les avens sont plus sournois (Organica 1). D’un souffle grave, enfoui au plus profond des entrailles ou en projection d’aigus supersoniques, le souffle-force de Ware réitère les visions d’antan : les sinuosités de Third Ear Recitation, les frayeurs d’Oblations & Blessings. Comme en recherche de la note inatteignable, le saxophoniste impulse à son ténor de ne jamais abandonner la lutte.

En deux concerts solo (Brooklyn & Chicago), revoici intact le chant profond de David Spencer Ware.

David S. Ware : Organica (Solo Saxophones, Volume 2) (AUM Fidelity / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2010. Edition : 2011.
CD : 01/ Minus Gravity 1 02/ Organica 1 03/ Minus Gravity 2 04/ Organica 2
Luc Bouquet © Le son du grisli



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