Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Ruedi Häusermann : Wetterminiaturen (Col Legno, 2011)

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Le Suisse Ruedi Häusermann est un homme de musique & un homme de théâtre. Ces deux passions se mêlent sur Wetterminiaturen même si tout commence par un petit motif joué plus ou moins vite au piano. Un deuxième piano arrive, mais il est « défaillant », semble-t-il, et parasite le premier. En tout, quatre pianos se relayeront de la sorte.

Comme ils sont (bien entendus) préparés, ils ont du mal, malgré le cœur qu’ils mettent à l’ouvrage, à interpréter les mélodies d’Häusermann et c’est alors que commence le théâtre. Sur la scène, on installe des clavecins modifiés (les cordes sont étouffées par des torchons) devant lesquels prend place un vocaliste à la voix aigüe. Clinique dans l’idée mais en fait fausse, son intervention fait penser à l’exposé d’un élève chahuté par trois camarades de classe. Chacun d’eux y va de sa petite provocation : l’un joue une berceuse, un autre invente une musique de suspense, etc. A force, tout se confond (au point que parfois le brouillon peut apparaître trop chargé). Peut-être est-ce que les pianistes n’en font qu’à leur tête ? Ils se paraphrasent, donnent des coups à leurs instruments... On ne sait donc pas à qui l’ont doit ces Wetterminiaturen : au compositeur bienveillant ? aux pianistes mutins ? Ce qui est sûr, c’est que leur collaboration est, le plus souvent, des plus passionnantes.

EN ECOUTE >>> Jeder ruhende Gegenstand drückt – Pat.angem.

Ruedi Häusermann : Wetterminiaturen (Col Legno / Amazon)
Edition : 2011.
CD : 01/ Kurzer, aber trotzdem sehr lustiger Einklang 02/ Kern der Sache 03/ Senkblei, Privaterklärung 04/ Sog.wohlpräpariert 05/ Lento Schubkraft 06/ Einläutung 07/ Jeder ruhende Gegenstand drückt – Pat.angem. 08/ Diese Radgeschichte 09/ Schwank 10/ Zur Unwucht 11/ Der Künstler weiß das wohl 12/ Kurzer, aber trotzdem sehr lustiger Ausklang 13/ DoReMi (Bonustrack)
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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Philippe Petit, Eugene S. Robinson : The Crying of Lot 69 (Monotype, 2011)

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Après la réédition de son essentiel Henry: The Iron ManPhilippe Petit trouve en l’Américain Eugene S. Robinson un nouveau partenaire à la hauteur de ses passionnantes ambitions. Membre du groupe Oxbow, que d’aucuns d’entre vous connaissant peut-être pour leur passage sur le très indépendant label Neurot Recordings, Robinson déploie en six chapitres un spoken word inquiétant et ravageur – tel un fils expié de Gil Scott-Heron affranchi de la figure paternelle et reconverti en figure prophétique des mauvais temps à venir.

Qu’on ne s’y trompe pas, toutefois, l’ensemble est absolument fa-sci-nant d’acuité et d’hypnose. Le pourquoi ? Quelques petites choses, mystérieuses en apparence et qui, mises bout à bout, implique une lecture sombre des événements, sans verser ni dans le pathétique, ni dans le suicidaire. Car, il faut le dire, tout concourt pour faire de la rencontre Petit / Robinson un nouveau classique à la mesure, dans un autre style, d’Anne-James Chaton vs Alva Noto (ou d’Olivier Cadiot & Rodolphe Burger), sans même parler de GSH aux côtés de Jamie XX. Voix d’outre-tombe clamant des textes angoissants au possible – telle une traversée du Montana en pleine nuit d’encre sous la menace de l’orage (Robinson), décorum musical bruitiste d’une somptueuse et terrifiante jubilation entre musique concrète et electronica ambient au vent mauvais (Petit), tout concourt pour faire de ce disque un incontournable de l’année 2011 – à commencer par la track 3, In My Curiosity, à rendre maboul d’ivresse apocalyptique.

Eugene S. Robinson, Philippe Petit : The Crying Of Lot 69 (Monotype / Metamkine)
Edition : 2011.
CD : 01/ 1 The Table, The Stone 02/ Modern Trends In Modernity 03/ In My Curiosity 04/ Change In Total 05/ What Eros Is 06/ The Right Eye Cast
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Julius Hemphill, Peter Kowald : Live at Kassiopeia (NoBusiness, 2011)

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Pour évoquer ce double-disque, enregistrement d’un concert donné à Wuppertal en 1987, on pourrait s’en tenir aux noms des intervenants : Julius Hemphill et Peter Kowald. L’idée à se faire de la musique (solos et duos) tiendrait de l’évidence.

C'est-à-dire : de ce discours remonté qu’Hemphill a bâti sur les grands souvenirs qu’il garde du blues et du bop. Seul à l’alto, il passe de ballades contemplatives en varappes divertissantes et surtout prometteuses de trouvailles – le rapprochement rappelle ces Connections qu’il servit avec le World Saxophone Quartet. C'est-à-dire encore : de ce chant d’inventions auquel Kowald n’a cessé de revenir à la contrebasse, sur l’air duquel se disputent bouquet de notes arrachées, soupçons réconciliant et impérieuses harmoniques.

Lorsque Kowald et Hemphill se rencontrent, les deux pratiques ne tardent pas à s’accorder et l’exercice, improvisé, y trouve d’autres reliefs : le saxophone, en léger retrait, fait œuvre de découpes et de saillances sur l’archet endurant pour ailleurs décider, en Hodges ralenti, d’un repli en jazz permis par l’abstraction fantasque qu’imagine son partenaire. Qui ne se satisfera ni de l’évidence ni de ce court rapport ne pourra faire autrement qu’aller entendre ce Live at Kassiopeia.

EN ECOUTE >>> Peter Kowald : Solo >>> Peter Kowald & Julius Hemphill : Duo II

Julius Hemphill, Peter Kowald : Live at Kassiopeia (NoBusiness)
Enregistrement : 8 janvier 1987. Edition : 2011.
CD / LP : 01/ Julius Hemphill : Solo I 02/ Julius Hemphill : Solo I 03/ Julius Hemphill : Solo III 04/ Peter Kowald : Solo 05/ Duo I 06/ Duo II 07/ Duo III
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Jean Derome, Lê Quan Ninh : Fléchettes (Tour de bras, 2011)

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Les fléchettes que décochent Jean Derome (flûte, saxophone alto, appeaux et petits instruments) et Lê Quan Ninh (grosse caisse environnée) délivrent un poison qui saisissent en un rien de temps.

Derome avait pourtant prévenu du danger : maugréant d’abord avant de se ranger à l’opinion vindicative de son partenaire : Lê Quan Ninh qui vitupère, frappant fort ou faisant rugir sa grosse caisse à force de caresses multipliées. Ce sont ainsi des râles tenaces et des drones insistants que le percussionniste dépose au second plan.

Contraste : maintenant Derome siffle. A l’alto il défend une intensité bruitiste qui annule et remplace la gentillesse de son usage des petits instruments, que les graves profonds de Ninh avalent de toute manière. A la flûte, Derome évoque alors Prokofiev avant que sonne l’instant d’une autre saillie : sifflements, grognements que domptera un lot de baguettes sèches. Le bois dont on fait les fléchettes cédera sous les effets de derniers tremblements. Le souvenir, ravissant, est d’engourdissement. 

Jean Derome, Lê Quan Ninh : Fléchettes (Tour de bras)
Enregistrement : 27 novembre 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ Fléchettes
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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John Wiese : Seven of Wands (PAN, 2011)

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Pour présenter ce CD de John Wiese, le label PAN use d’un terme étrange : « listenable ». D’aucuns en déduiront qu’il y a des disques de Wiese qui ne sont pas « écoutables » ; d’autres, bien mal informés, que Seven of Wands serait le seul à l’être ?

Ce qui est sûr c’est que, en effet, son parti pris est moins radical que ceux dont Wiese a l’habitude. Moins brut de décoffrage, l’homme y apparaît appliqué à soigner le fond plus encore que la difformité. D’abord ce sont des larsens et des clics qui font leurs affaires pendant de grands glissements de terrain. C’est un John Wiese inspiré par Solaris qui se penche ici sur le son, le rend artificiel et artificieux. Seven of Wands est une œuvre de no-noise ou de noise à sourdine et/ou une musique concrète signée Tristan Tzara et/ou un collage de sons de batterie (celle de Julian Gross de Liars) et de field recordings (collection Angus Andrew) et encore un CD aussi farfelu qu’ingénieux et, pour couronner le tout… écoutable. Bien plus qu’écoutable !

EN ECOUTE >>> Scorpio Immobilization Sleeve

John Wiese : Seven of Wands (PAN / Metamkine)
Edition : 2011.
CD : 01/ The New Dark Ages 02/ Scorpion Immobilization Sleeve 03/ Alligator Born in Slow Motion 04/ Burn Out 05/ Corpse Solo 06/ Don’t Move Your Finger 07/ Don’t Stop Now You’re Killing Me
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Premier Roeles : Ka Da Ver (Vindu, 2011)

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Possibles héritiers du free jazz américain des sixties et d’une improvisation européenne plus récente, les quatre musiciens de Premier Roles (Fred Van Dui Jnhoven : batterie, Nico Hui Jbregts : piano, Gerard van der Kemp : saxophones, Harjan Roeles : contrebasse), s’inscrivent dans la lignée de groupes tels que The Fish ou Return of the New Thing.

Improvisation courtes – voire très courtes – (zapping abrasif, tirades répétitives) ou improvisations plus longues et approfondies (soprano étranglé et leader d’un cadre aux contours éclatés), la musique de Premier Roeles rejette toute notion de forme et de préconçu. En ce sens, indique et précise sa position – non négligeable – au sein des musiques improvisées européennes. Court CD (33 minutes) mais néanmoins porteur de réelles promesses.

Premier Roeles : Ka Da Ver (Vindu)
Enregistrement : 30 août 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ Frédéric 02/ A 03/ Waitzing Joe 04/ Chicken B 05/ Daver K 06/ Grasbestlevend – Eskie
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Sophie Agnel : Solo (Vandoeuvre, 2000)

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Cette chronique est extraite de sept pianos, quatrième hors-série papier publié par le son du grisli.

En janvier et mars de cette année-là, Sophie Agnel n’en est pas encore à chercher un équilibre entre silence et murmure. Seule, ses intentions tiennent en des suites de notes – non pas conventionnelles, mais sauvagement classiques – nées de l’action de marteaux envieux de la force des masses ou de l’extinction de clusters à moitié.

La couverture du disque le prouve pourtant : la pianiste cherche déjà à l’intérieur de l’instrument, et avec accessoires. La corde peut être grattée, envisagée même érodée ou irritée ; le piano, toutefois, pas encore usé jusqu’à la corde. Des référents le prouvent : l’improvisation emprunte au « vocabulaire » contemporain quelques éléments de construction ; un motif peut revenir entre deux frappes étouffées…

Si les pièces et leurs agencements se passent encore de compacité imposante, on remarque souvent un penchant pour les graves : les recherches de Souffle et de Bégayer (ce langage empêché mais porté aussi par la pédale de soutien) alimentent ainsi en échos tos les enregistrements à suivre de Sophie Agnel.

Sophie Agnel : Solo (Vandoeuvre)
Enregistrement : 2000. Edition : 2000.
CD : 01/ Et à la fin il arrive avec son vélo 02/ Souffle 03/ bégayer 04/ Petite Phalène 05/ Ma main me fait des signes 06/ Monique à la plage 07/ Gratter 08/ Rouge 09/ Fourbi
Guillaume Belhomme © le son du grisli

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Meredith Monk : Songs of Ascension (ECM, 2011)

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Meredith Monk. Meredith Monk tourne dans une installation de l’artiste Ann Hamilton. Meredith Monk tourne dans une installation de l’artiste Ann Hamilton avec un ensemble vocal du nom de Vocal Ensemble. Avec un quatuor à cordes du nom de Todd Reynolds Quartet. Et avec des vocalistes de MG et de la Montclair State University. Ce qui, pour une installation, fait beaucoup de monde à supporter. Mais enfin, il y a la grâce de Meredith Monk.

Dans l’escalier hélicoïdal de l’installation (en fait une Tour de Babel minimale), Meredith revêt ses habits de chaman et s’improvise maître d’ouvrage : bras levés, elle commande aux voix qui propulseront son minimalisme vers le haut. Les chanteurs se rassemblent, se font la courte-échelle, sautent sur des trampolines, leur but est de passer le grand mur. Pour les y aider, il y a les refrains qui mettent du baume au cœur plus la présence de quelques instruments (des violons, un accordéon et des percussions). Mais impossible de franchir le mur. Les voix y sont enfermées. Bel et bien enfermées. Leur chant est triste maintenant. Il leur reste à trouver un endroit où appeler à l’aide et attendre qu'on vienne les chercher. Songs of Ascension est ce que contenait la bouteille qu’elles ont lancée à la mer.

Meredith Monk : Songs of Ascension (ECM New Series / Amazon)
Enregistrement : 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ Clusters 1 02/ Strand 03/ Winter Variation 04/ Cloud Code 05/ Shift 06/ Mapping 07/ Summer Variation 08/ Vow 09/ Clusters 2 10/ Falling 11/ Burn 12/ Strand (Inner Psalm) 13/ Autumn Variation 14/ Ledge Dance 15/ traces 16/ Respite 17/ Mapping Continued 18/ Clusters 3 19/ Spring Variation 20/ Fathom 21/ Ascent
Héctor Cabrero © Le son du grisli

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FourColor : As Pleat (12K, 2011)

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Voici quelques années, un projet made in Belgium (le duo Tangtype et son Flake Out pour ne pas le citer) m’avait carrément retourné les tripes du folkeux à lunettes que je suis. Combinant les superbes inflexions vocales de Julie Cambier aux tripatouillages électroniques de Jean-François Brohée, le disque avait tracé un sillon dans lequel je désespérais de trouver un successeur.

Bien que les ingrédients instrumentaux du présent As Pleat diffèrent relativement – ils s’inscrivent davantage dans une micro-tonalité qui laisse globalement de côté un certain bruitisme – ils retrouvent en la douce Sanae Yamasaki aka Moskitoo une vocaliste de tout premier plan, dont on regrette seulement qu’elle ne soit présente que sur deux titres (Quiet Gray 1). Au-delà de la très attendue sympathie que j’éprouve pour les chanteuses japonaises sœurs de toutes les Tujiko Noriko de l’archipel, les déclinaisons électro-acoustiques de FourColor, alias pigmenté du Nippon Keiichi Sugimoto ne surprendront en aucune façon les habitués du label new-yorkais 12K. Un peu comme si un supplément d’âme venait à manquer – à la lecture des lignes qui précèdent, on vous laisse deviner lequel : il finit en o – l’ambigüité de la démarche incite à cocher la case regret éternel – et les Tangtype peuvent dormir sur leurs quatre oreilles.  

Fourcolor : As Pleat (12K)
Edition : 2011.
CD : 01/ Quiet Gray 1 02/ Skating Azure 03/ Bleach Black 04/Frosted Mint 05/ Carmine Fall 06/ Ecru Diver 07/ Snow Petal 08/ Iris (Familiar) 09/ Canary Breath 10/ Quiet Gray 2
Fabrice Vanoverberg © Le son du grisli

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Ressuage : Semelles de fondation (Bloc Thyristors, 2011) / Irau Oki, Benjamin Duboc : Nobusiko (Improvising Beings, 2010)

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Sous le nom de Ressuage– technique inquiète de lourd et de métallique – agissent Itaru Oki (trompette, bugle et flûtes), Michel Pilz (clarinette basse), Benjamin Duboc (contrebasse), Jean-Noël Cognard (batterie), Patrick Müller (« electronsonic ») et Sébastien Rivas (ordinateur).

Sous un ciel de soupçon se dressent ces Semelles de fondation : plantées là, auxquelles le climat s’adapte maintenant : une note de contrebasse tombe, la flûte et la clarinette invectivent, la cymbale menace et l’électricité gagne du terrain. Sous les coups de Cognard, elle finit d’ailleurs par faire éclater une pluie d’éléments variés qui retomberont lentement, au son des effets d’étouffoirs et de transformateurs. La suite, sur l’autre face, délivre un exercice plus atmosphérique : valse de gimmicks sous réverbération. La fusion industrielle rêvée a tous les charmes de l’exercice artisanal qu’un jeu de citations opposant Oki et Pilz changera en improvisation amène.

Ressuage : Semelles de fondation (Bloc Thyristors / Metamkine)
Enregistrement : 29 et 30 novembre 2010. Edition : 2011.
LP : A1/ Portiques indéformables A2/ De béton et de verre A3/ Les travées basses des façades A4/ Module d’échanges B1/ Pré-tension B2/ Voiles suspendues B3/ Emprise ferroviaire B4/ Long pan opposé
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Plus tôt (15 décembre 2009), la paire Itaru Oki / Benjamin Duboc enregistrait Nobusiko. Donnant de la voix, passant de trompette en flûte et de bugle en percussions, le premier construit sur le solide soutien du second des mélodies réservées et des pièces plus vindicatives – ici Duboc accompagne (Foudo), là il provoque (Harawata), ailleurs encore s’emporte à l’archet (Siwasu). Remisant ses éclats, Oki tranquillise alors. Nobusiko est l’histoire d’un équilibre trouvé à deux, un geste après l’autre.

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