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John Butcher, Gino Robair : Apophenia (Rastascan, 2011)

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La rencontre n’atteint pas la demi-heure mais Apophenia la remplit en affamée : Saturne glouton dévorant au son de surfaces énergisées (Gino Robair les fait chanter) et de saxophones (que John Butcher peut changer en orgue de barbarie – soit : en instrument à vent rangé parmi les orgues – si lui prend l’envie d’y faire tourner quelques moteurs).

La transformation en question est à entendre deux fois, sur Knabble et Camorra : rotatives en action vomissant des notes singulières sur les surfaces glissantes de Robair et puis dérapages de figures échappées d’un bestiaire. Agiles mais impatientes, celles-ci se laissent emporter par cet implacable esprit de surface : Animus sans fond dont Robair est l'impassible gardien.

Se passant de moteurs, Butcher peine à se faire plus conventionnel sur Fainéant et Jirble : bataillant expérimental sur percussions ici, osant quelques projections avant de calquer ses interventions sur celles de son partenaire ; allant là de graves en sifflements sur des routes sinueuses que polissent les frottements du percussionniste. Tous amalgames qui séduisent sans affect et documentent sans doute davantage l’usage récent (pour avoir débuté sur Carliol) que fait John Butcher de moteurs qui le stimulent.

John Butcher, Gino Robair : Apophenia (Rastascan / Orkhêstra International)
Enregistrement : 15 octobre 2009. Edition : 2011.
CD : 01/ Knabble 02/ Fainéant 03/ Jirble 04/ Camorra
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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John Butcher et Gino Robair sont programmés ce mercredi soir aux Instants chavirés. A leurs côtés, John Edwards.



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