Le son du grisli

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Ninni Morgia, William Parker : Prism (Ultramarine, 2010)

prismsli

Quatre faces (double 33 tours qu’est Prism) pour une dizaine de cordes (guitare de Ninni Morgia et contrebasse de William Parker).

Le nombre de pédales nécessaires à Morgia est un mystère mais l’allant qu’il donne à la rencontre est, lui, évident : électricité au service d’une musique ethnique d’un nouveau genre, diphonie mise au jour par un archet distributeur de graves qu’attise un jeu de cordes minces au fantasque irrépressible.

A l’artisanat originel, le duo tourne peu à peu le dos pour élaborer puis mettre en branle une machine à sons hétérodoxes qui bout avant d’éclater : alors, des projections ici et ailleurs des motifs répétés. Pour inventer d’autres manières, Parker abandonne quelques fois sa contrebasse pour un frêle instrument à vent et Morgia développe encore l’idée selon laquelle il serait désormais impensable de faire usage de la guitare à la mode d’avant : les guitar-heroes sont fatigués et il faut dire à leur place mais surtout différemment, c'est à dire à coups d’élucubrations ravissantes dont la nature étrange ne tient pas du phénomène démonstratif. Voilà donc de quoi Prism est fait.

Ninni Morgia, William Parker : Prism (Ultramarine)
Edition : 2010.
LP X 2 : Prism
Guillaume Belhomme © Le son du grisli



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