Le son du grisli

Bruits qui changent de l'ordinaire

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Parution : Jazz en 150 figures de Guillaume BelhommeParution : le son du grisli #2Sortir : Festival Baignade Interdite
A la question : interviewsAu rapport : impressions de concertsEn théorie : l'improvisation par l'écrit : John Butcher & Evan Parker

Sabir Mateen, Frode Gjerstad : Sound Gathering (Not Two, 2010)

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Sur des compositions de Frode Gjerstad, Sound Gathering revient sur la rencontre à New York en 2007 du Norvégien avec Sabir Mateen (saxophones, clarinettes, flûte) et Steve Swell (trombone) auprès de Clif Jackson (contrebasse) et David Gould (batterie).

Passée la première pièce (Air Conditioning) sur laquelle les musiciens se tournent lentement autour, le disque s’impose en grand document de free jazz tardif qui renoue à la fois avec les origines du genre et le développe au son de patiences réfléchies : alors, une piste passe en titre roulant vif puis une autre prône un retour aux sources régénérant pour emprunter les voix en lacets dessinés par les instruments à vent. Steve Swell en invité inattendu du duo annoncé – qui plus est plus que simplement compatible avec celui-ci – ainsi que Jackson et Gould (surtout) en souteneurs charismatiques, transforment la rencontre déjà fructueuse de Frode Gjerstad et Sabir Mateen en manifestation virulente et impérieuse qu'il faudra, elle aussi, aller chercher.

Frode Gjerstad, Sabir Mateen : Sound Gathering (Not Two / Instant Jazz)
Enregistrement : 2007. Edition : 2010.
CD : 01/ Air Conditioning 02/ Another Beginning 03/ After The Break 04/ Talin’ with David 05/ Sound Gathering 06/ ‘Til the Next Time
Guillaume Belhomme © son du grisli

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Han Bennink, Frode Gjerstad : Han & Frode (Cadence Jazz, 2009)

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Sous le titre mignon d’Han & Frode a été consigné le souvenir d’une tournée faite ensemble par Bennink et Gjerstad.

C'est-à-dire, celui aussi de l'union d’un art percussif tendu comme un arc bien que dangereusement sec et de déferlantes de notes de clarinette, qu’elles sifflent ou fomente des rauques derniers ; le souvenir aussi d’un Bennink faisant de la batterie l’instrument principal – sa voix étant le second – d’un art martial ludique et celui d’un Gjerstad dont l’alto ne peut s’empêcher de cracher les éléments d’un langage animal perturbé. Le tout, se déplaçant sous les effets de dépressions passagères, puisqu'ici Bennink retient ses coups et que là Gjerstad pleure la figure de Pee Wee Russell. Ceci avant que les vieux démons – c'est-à-dire Han et Frode en personne – reprennent le dessus.

Han Bennink, Frode Gjerstad : Han & Frode (Cadence Jazz)
Enregistrement : 2008. Edition : 2010.
CD : 01-06/ Inderøy Part 1-6
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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BJ Nilsen : The Invisible City (Touch, 2010)

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La ville invisible de BJ Nilsen, c’est Berlin. Ou plutôt : la ville que BJ Nilsen a rendu invisible, c’est Berlin. Ou encore… Ou arrêtons-là. Saluons quand même l’audace du Suédois Nilsen. C’est en effet Berlin qu’il cherche à rendre invisible. Pas Paris ! En d’autres termes : Nilsen refuse de donner dans la facilité.

En 2008 et 2009 à Berlin (donc), c’est avec la violoniste Hildur Gudnadottir que Nilsen réfléchissait à ses épreuves d’un urbanisme sonore original. Modifié, le son du violon s’entend avec les orgues, les guitares et les field recordings chers à Nilsen. Méconnaissables, tous ces éléments débordent ensuite des plans dessinés et l’architecture bizarre qui se met en place ne craint pas d’accueillir des aréopages de fantômes ou des armadas d’objets volants. La musique atmosphérique n’a jamais été aussi dé-concrétisée et, en conséquence, aussi surprenante.

BJ Nilsen : The Invisible City (Touch / Metamkine)
Enregistrement : 2008-2009. Edition : 2010.
CD : 01-03/ The Invisible City
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Jason Stein : Three Less Than Between (Clean Feed, 2009)

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Pointe déjà dans cet enregistrement chicagoan de mai 2008 ce qui se confirmera quatre mois plus tard avec In Exchange for a Process et qui pourrait se résumer en une seule phrase, lourde de sens et de mémoire : dejarme solo ! Soit un corps perdu et souvent sans repères implorant l’ivresse des solitudes.

Dans Protection and Provocation, acte fort d’un salivaire énervé et rageur, la clarinette basse de Jason Stein trouve, sans élan, le vif chemin des convulsions extrêmes. Quelques minutes plus tard, la voici seule, à nouveau, avec l’étrange Stevenesque, thème à transformations multiples. Fausse ballade au souffle microtonal appuyé, le jeu consiste ici à se perdre et à ne plus se retrouver. C’est visiblement cette voie que cherche le clarinettiste tout au long de ce disque. Entre stridences, graves caverneux, ruptures en pleine-teinte, affolements d’anches, il peut compter sur Jason Roebke et Mike Pride pour alimenter cette recherche d’indépendance et de liberté. Ainsi d’une forme à l’autre, d’un souffle vorace à un filet de son à peine audible, Locksmith Isidore se démarque et s’extirpe radicalement d’une scène chicagoane si prometteuse hier, bien décevante aujourd’hui.

Jason Stein’s Locksmith Isidore : Three Less Than Between (Clean Feed / Orkhêstra International)
Enregistrement : 2008. Edition : 2009.
CD : 01/ Protection and Provocation 02/ Stevenesque 03/ Laced Up with Air 04/ Izn’t Your Paper Clip 05/ Saved by a Straw 06/ Future Lungs 07/ Three Less Than Between 08/ Augusta Gun 09/ Most Likely Illiterate 10/ Amy Music 11/ Sac Crestwood
Luc Bouquet © Le son du grisli

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Salvatore Sciarrino : Luci Mie Traditrici (Kairos, 2001)

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First of all I’ve to say I’m a devote of Sciarrino’s work. Despite of his intrinsecal manierism, I love his way to connect strong concept statements, trasversal savoir-faire through distant languages, formal elegance and outstanding writing. His work on voice is, in contemporary music, something that still demonstrates how is possible to get connected roots, tradition, conscious sense of history and an extraordinary modernity, deep in-sight relation with text and dramatic  force.

Here we meet a tragedy, in the very classical developing knot of love, betrayal, honour challenge, murder. The plot is about the tremendous life of Renaissance marvellous composer Carlo Gesualdo, who is incidetally one of Sciarrino’s myths. The opera procedes keeping voices (murmuring, confusing questions and answers, overlapping meanings) at the centre of the stage. Instruments seem to dance all around, like tearing a silence curtain, but adding and colouring the developing matter in a tensive opacity. We can feel a drama morphing under our eyes, and the listening is active. This is one of the main forces of Sciarrino.

I think this is extremely, melodramatically, deeply italian. The sense of the theatre is inevitabile, and the music itself still retains a dramatic evolution and sense. The space plays an enormous, critical role and the whoel opera is thought as a moving act. We can feel the intimacy, the minimal gestures, the everyday nearness and, at the same time, the depth, the distance, the overcoming time, the force of the history. Captured  by the structure, we have the possibility to follow different narrative threads without lose the whole drama. Sciarrino uses an extremely articulated language, from the very contemporary sound exploration to madrigal attempts, without losing a perfect formal balance. So at the end we are completely involved and really cannot remain indifferent or far from the sincerity and the force of this music.

I’m in love with the prologo and the subsequent intermezzos. Here Sciarrino uses a stategy that I often play as a musician. He starts from a quite structured idea, then he leaves it. These could be considered like seeds thrown in the fruitful path of Time. During the creative process, that idea returns, but in a sort of de-constructed way. And then proceed in a polverization of the elements to find them again in a transformed pulsing matter. It’s a modern and fresh way to keep up ideas. You can keep the drive, but sometimes, and fortunately, ideas seem to want to be left alone. And you can’t do anything else, only belonging to ideas themselves. This is the very sense of music, after all.

Salvatore Sciarrino : Luci Mie Traditrici (Kairos, 2001)
Edition : 2001.
CD : Luci Mie Traditrici
Gianni Mimmo © Le son du grisli

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Gianni Mimmo est saxophoniste. Sur le label Amirani Records, il a récemment fait paraître un disque sur lequel on peut l'entendre : No Room for Doubt.

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Joe McPhee, Dominic Duval, Jay Rosen, Mikolaj Trzaska : Magic (Not Two, 2009)

mcgrislic

Enregistré à Cracovie en 2007, Magic devait célébrer la rencontre de Trio-X et de Mikolaj Trzaska mais est allé plus loin que cela : jusqu’à la formation d’un quartette, dit McPhee dans les courtes notes de pochette, qui, pour être né sur la scène de l’Alchemia, porte maintenant le nom de Magic.

Ainsi, ensemble, Joe McPhee (trompette de poche, saxophone ténor), Dominic Duval (contrebasse), Jay Rosen (batterie) et Mikolaj Trzaska (saxophone alto, clarinette basse), cultivent le mystère le long de deux disques d’une musique d’atmosphère en mouvement perpétuel, intense et lasse, volontairement et toujours décousue. Les plages méditatives ne respectent jamais le rythme qu’il arrive à Duval et Rosen de tenter d’imposer (The Magician) – Rosen prendra sa revanche en solo sur I Remember Max, Duval la sienne tout aussi seul sur Contra-Ception – et ne cèdent de quelques pouces de terrain qu’aux propositions d’angoisses faites par Trzaska à l’alto récalcitrant (War Criminal) ou à la clarinette basse traînant ses plaintes obscures (Sex Toys).

Rares sont les moments où McPhee et Trzaska vocifèrent : Turtles Crossing et Live in Alchemia quand même, et puis sur la fin de Return of the Terror, pièce qui révèle la formule juste que les musiciens ont cherchée partout dans la mesure et la virulence contrite : celle d’une improvisation autrement radicale pour avoir mis en valeur le charme de ses inquiétudes.

Joe McPhee, Dominic Duval, Jay Rosen, Mikolaj Trzaska : Magic (Not Two / Instant Jazz)
Enregistrement : 2007. Edition : 2009.
CD1 : 01/ The Magician 02/ War Criminals 03/ Sex Toys 04/ I Remember Max - CD2 : 01/ Return of the Terror : 02/ Contra-Ception 03/ Political Striper 04/ Turtles Crossing 05/ A Night in Alchemia 06/ Transaction
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Strotter Inst : Bolzplatz (Everest, 2009)

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La musique de Strotter Inst. est faite pour le vinyle – incrusté dans le digipack de Monstranz, que le label Everest a fait paraître en 2004, on trouvait déjà un flexi qui enfermait les sons de la première plage silencieuse du CD. Bolzplatz est donc un vinyle, dix pouces de vinyle.

Quatre titres s’y trouvent, qu’il faut faire tourner au rythme de 45 ou de 33 tours. Comme souvent, ce sont des cordes (un élastique fait aussi l'affaire) que Strotter Inst. prend pour point de départ : d’une, détendue, qu'il agace, naît alors une sorte d’indus léger.

Mais Strotter Inst. est aussi un homme seul qui ferait que les membres de Kraftwerk peinent à s’entendre sur le rythme à donner à leur électronique minimale. De là, naissent bien des décalages dont ne pâtit pas l’amalgame de couches sonores que le musicien fait tourner. Au contraire, les décalages provoquent d’infinis développements plus fascinants les uns que les autres, et dont le point de rencontre est Bolzplatz.

Strotter Inst. : Bolzplatz (Everest Records)
Edition : 2009.
LP : A/ #1/33 #2/45 B/ #A/33 #2/45
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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Rhys Chatham : The Bern Project (Hinterzimmer, 2010)

rhys chatham the bern project

Rhys Chatham aime se balader en Europe. A Berne, il enregistrait l’année dernière avec (pardon pour l’évidence) des musiciens suisses (le tromboniste Beat Unternährer, le bassiste Mago Flueck et le batteur Julian Sartorius) un disque au nom étrange : The Bern Project.

La particularité de ce disque au nom étrange vient de ce qu’il mêle parfois plusieurs enregistrements sur une même plage. En conséquence un grand chahut naît parfois ; une récréation au creux des progressions de rock au beat entêtant (War in Heaven), de musiques répétitives qui souffrent parfois de la virilité du batteur (ou des preuves balourdes qu’il en donne : les breaks n’étant pas toujours heureux) et d'aires de jeux noisy-bruyantes (pour bien souligner le caractère de la chose). Oserai-je dire que je n’attendais plus grand-chose de Rhys Chatham sans savoir que lui se demandait presque au même instant Is There Life After Guitar Trio (c'est à dire après sa pièce la plus connue) ? Oserai-je en plus avouer qu’il m’a sérieusement convaincu ?

Rhys Chatham : The Bern Project (Hinterzimmer Records)
Enregistrement : 2009. Edition : 2010.
CD : 01/ War in Heaven 02/ A Rite for Smahain 03/ Scrying in Smoke 04/ My Lady of the Loire 05/ Is There Life After Guitar Trio ? 06/ Under the Petals of the Rose
Pierre Cécile © Le son du grisli

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Benjamin Bondonneau, Daunik Lazro : L'arbre ouvert (Le châtaignier bleu, 2010)

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Si l’on s’accorde, entre grislis, sur le fait qu’il y a aujourd’hui davantage à apprendre d’un garde forestier que d’un officiel de la musique (c’est-à-dire de l’ONF que de l’ONJ) ; du premier hêtre venu, chez Giono ou sur les flancs du Beuvray, que d’une « coulée verte » urbaine ; du Recours aux forêts (pour citer le « Traité du rebelle » de Jünger) que d’un catalogue de jardinerie, on ne peut alors manquer de se pourlécher les babines à l’annonce de la parution de ces « portraits picturaux et sonores d’arbres de Dordogne, hiver 2009 - 2010 ».

Le volume qui les regroupe accompagne, à la manière d’une bande-son, une exposition itinérante du même nom, présentant des peintures de Benjamin Bondonneau (clarinette, clarinette contrebasse, trompes) ; aux reproductions des œuvres – devant elles, on pense non seulement à Viallat mais aussi à des bottes de joncs, des sols de pinèdes et des sculptures kodiak ! – s’ajoutent, dans le livret, d’utiles textes et notes de travail de l’artiste.

Enregistrés in situ – ce qui n’est pas sans évoquer le catalogue de la maison Ouïe Dire ou le double album Dordogne (Amor Fati) du même Bondonneau –, lesdits portraits sonores sont le fruit d’un très beau travail de mixage : le duo du clarinettiste et de Daunik Lazro (saxophone baryton, tuyau) y mêle ses battements, délicats écorçages et pépiements aux sonorités de la scierie, du feu, de tout un monde sylvestre. Point d’imitation littérale ou lourdement primitive ici, mais une distillation, une interprétation, à la croisée des arts et au service de la soigneuse élaboration d’une poétique sonore originale.

Une force évocatrice toute particulière (toujours plus qu’un projet aussi « descriptif » que The Tree enregistré en studio par Liebman voici vingt ans) et bien prenante – que je mesure pour ma part à l’envie qu’elle me donne de filer en forêt !

Benjamin Bondonneau, Daunik Lazro : L'arbre ouvert (Le châtaignier bleu / Metamkine)
Edition : 2010.
CD : 01/ La place de vos nids I 02/ Cherchez, cherchez, oiseaux 03/ La place de vos nids II 04/ On abat un grand arbre 05/ La place de vos nids III 06/ Dans ce haut souvenir 07/ La place de vos nids IV 08/ Dans la forêt sans heures 09/ Tant qu’il murmure encore
Guillaume Tarche © Le son du grisli

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SLW : Fifteen Point Nine Grams (Organized Music from Thessaloniki, 2009)

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D’un concert donné en 2007 au NPAI Festival, Burkhard Beins (percussions, objets), Lucio Capece (saxophone soprano, clarinette), Rhodri Davies (harpe électrique) et Toshimaru Nakamura (no-input mixing board) ont fait un disque : Fifteen Point Nine Grams. Une fois cités, les noms des musiciens permettent à l’introduction de s’en tenir là. 

Quelques aigus sortis de cymbales sonnent donc la suite des activités du SLW (débuts à aller chercher sur Formed). Les uns après les autres, les quatre musiciens investissent le champ improvisé avec le souci premier de s’accorder sur une ligne de flottaison : parallèles aux tonalités différentes tracées, longues notes courant (vibration d’une corde entretenue par l’électricité pour Davies, note longue de soprano pour Capece) puis dérivant pour enfin basculer. Alors, des projections sonores de toutes sortes s’emparent de l’espace entier et, plusieurs fois, fatiguées de jouer, abandonnent le champ dévasté. La ligne alors réinstallée, reste la rumeur qui évoque un retour possible du tumulte. Eternellement.

SLW : Fifteen Point Nine Grams (Organized Music from Thessaloniki)
Enregistrement : 2007. Edition : 2009.
CD : 01/ Fifteen Point Nine Grams
Guillaume Belhomme © Le son du grisli

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